🔐 Un matin, vos fichiers sont illisibles. Un message s’affiche : « Vos données ont été chiffrées. Payez pour les récupérer. » C’est un ransomware (rançongiciel) et contrairement à l’idée reçue, ce n’est plus une menace réservée aux grandes entreprises.

Illustration générée par IA
Le point d’entrée n°1
Selon l’ANSSI (Panorama de la cybermenace 2025), 91 % des cyberattaques réussies commencent par un simple email ou SMS de phishing, avant de se transformer en ransomware. C’est exactement ce qu’on a vu dans notre article sur les arnaques par SMS et email : la prévention commence là.
Et non, « trop petit pour intéresser les pirates » est un mythe : selon l’ANSSI, 48 % des victimes de ransomware en France sont des PME, TPE et ETI, pas des multinationales. Les cybercriminels ne ciblent pas la taille de l’entreprise, ils ciblent le manque de protection.
🏪 Cas concret
Une petite entreprise, un mardi matin ordinaire
Le scénario : un cabinet comptable de 4 personnes reçoit un email qui ressemble à une facture fournisseur habituelle. Un clic sur la pièce jointe plus tard, tous les dossiers clients du serveur partagé sont chiffrés. Un compte à rebours s’affiche, avec une demande de paiement en cryptomonnaie.
💥 Les conséquences réelles : impossible de facturer, de répondre aux clients, ni d’accéder aux données comptables pendant plusieurs jours. Selon Cybermalveillance.gouv.fr, le coût médian d’une attaque ciblée de ce type se situe entre 50 000 € et 150 000 €, en comptant la perte d’activité, pas seulement la rançon.
✅ Ce qui aurait tout changé : une sauvegarde récente, stockée hors ligne ou sur un service séparé, non atteinte par l’attaque. Le cabinet aurait pu restaurer ses données en quelques heures, sans jamais envisager de payer.
🛡️ Prévention
4 réflexes qui évitent l’essentiel des attaques
Sauvegardez, hors ligne si possible
Une sauvegarde régulière, déconnectée du réseau principal, c’est ce qui vous évite de dépendre du pirate pour récupérer vos données.
Mettez à jour vos logiciels
La majorité des ransomwares exploitent des failles déjà corrigées par un simple correctif non installé.
Méfiez-vous des pièces jointes
Comme pour le phishing par SMS : un fichier inattendu, même d’un contact connu, se vérifie avant d’être ouvert.
Séparez vos accès
Tout le monde n’a pas besoin d’accéder à tous les fichiers, limiter les droits limite les dégâts en cas d’intrusion.